En plus de ses responsabilités de juge fédéral, Scott Sampson se fait un point d’honneur d’aller chercher chaque mercredi après-midi Sam et Emma, ses jumeaux de 6 ans, et de passer un moment privilégié auprès d’eux.
Ce jour-là, Scott reçoit un message d’Alison son épouse, pour le prévenir qu’elle doit emmener les jumeaux chez le médecin à la sortie de l’école.
En rentrant chez eux en fin de journée, Alison est persuadée de retrouver mari et enfants de retour de la piscine.
Le temps que les deux parents comprennent que leurs enfants ont été enlevés, le juge Sampson reçoit un appel où il doit se plier aux verdicts exigés par les ravisseurs sur les prochaines grosses affaires qu’il doit statué. Auxquels cas, le juge recevra une oreille, un doigt, un nez,… Et bien sûr, Pas un mot à qui que ce soit…

Machination, paranoïa, chantages sont au programme de ce polar juridique.
Un roman dense sur la façon dont les affaires juridiques, intimement liées à la politique, sont traitées. Certains pourront y trouver quelques longueurs. Mais l’auteur a su trouver un juste milieu en maniant avec le côté psychologique, mêlant le point de vue du père, l’intégrité du juge, mais aussi dans la façon dont le couple gère la situation.

Habituellement dans ce genre de roman où il est question d’enlèvements d’enfants, l’histoire tourne autour de la mère. Ici, elle reste principalement en second plan, et prend toute sa place dans la toute dernière partie du roman. Et quelle dernière partie… Les dernières pages sont pour moi les meilleures de tout le roman.

Malgré tout, mon ressenti reste assez mitigé quant au pourquoi et à l’identité de l’auteur de ce rapt. Car dès les premières pages, cette histoire s’annonce -et elle l'est- relativement classique, voire prévisible ; et même si on ne se doute pas du pourquoi et de qui se trouve derrière toute cette affaire, on s’attend à ce que ce passage nous scotche, soit beaucoup plus fort, plus percutant.

Cela reste tout de même un roman de bonne facture où l’on passe un bon moment, et qui réserve une fin inattendue et émouvante.

Pas un mot” - Brad Parks - Ed. Mazarine - 2017