A la mort de son père que le narrateur n’a pas connu, (on ne sait pas à qui on a affaire) ce dernier s’envole de l’autre côté de l’Atlantique pour obtenir des réponses.

Le notaire lui a remis une liasse de billets et une carte de visite où est inscrit une adresse et un message laconique : “N’importe quand, n’importe qui, n’importe quoi”.

Commence alors pour notre héro(ïne) une quête sur ce père, mais aussi sur sa propre existence dans une ville inconnue, sans contact, sans vraiment maîtriser la langue ; mais qui l’emmène dans un coin du monde où il/elle porte une grande admiration pour la littérature de ce pays.

Le roman est construit comme un jeu de devinettes. Tout est décrit sans jamais être clairement cité (Le Grand-Machin, le Palais de verre,…). Il en va de même pour les très nombreuses références littéraires, aussi bien dans les titres que pour les personnages qu’il ou elle appelle par leurs prénoms.

Malgré quelques redondances, c’est un livre que je recommanderais plus particulièrement aux VRAIS passionnés de la littérature américaine et qui ont déjà une très bonne base à ce niveau. Pour les autres, si la littérature outre-atlantique vous intéresse et si vous voulez suivre, comprendre le raisonnement du personnage, il faudra se reporter régulièrement à l’index mais là, le risque de décrochage vous guette.


Pour ma part, j’ai trouvé l’idée initiale intéressante et originale. J’ai ressenti au départ une certaine empathie pour le personnage principal même si à la fin du roman, on ne sait toujours pas qui était le narrateur. Mais être au cœur des pensées, des réflexions de cette personne, l’excès de détails, mais surtout toutes ces allusions, ces non-dits peuvent en décourager plus un. Certains pourront trouver que ce type d’écriture alourdit la lecture, notamment quand on n’y est pas habitué, ce qui a été mon cas.

Pour moi ce roman, c’est quitte ou double : on aime ou on n’aime pas.

Un coup de chapeau tout de même à l’auteure pour avoir réussi à faire tout un roman sans jamais dévoiler ou donner le moindre indice concernant son personnage.

Merci aux éditions Fayard

“Dans l’existence de cette vie-là” de Caroline Hoctan - Ed. Fayard - 2016