Pour Aaron Falk, le retour à Kiewarra, petite bourgade d’Australie touchée par une persistante sécheresse, n’est qu’une question d’heures. Le temps d’assister aux obsèques de son ami d’enfance Luke, qui s’est donné la mort avant d’abattre sa femme et son jeune fils, et retour à sa vie normale à Melbourne.

Seulement Aaron est redevable envers le père de Luke, qui avec sa femme, lui demandent de creuser dans les affaires de leur fils pour tirer au clair ce présumé suicide.

Pour Aaron, ce retour aux sources va réveiller de mauvais souvenirs. Vingt ans plus tôt, suite aux accusations et aux pressions de la communauté, Aaron et son père avaient dû fuir à la hâte.

Ce retour va réveiller de vieilles rancunes et les esprits vont très vite s’échauffer…

 

Un polar rural qui nous emmène sur les terres arides de l’Australie où les rumeurs de cette petite ville se propagent comme une traînée de poudre.

L’ambiance pesante va peu à peu s’électrifier comme l’air ambiant ; la tension est palpable et latente.

Tout comme le héros, on avance dans cette double enquête dans un flou permanent, à coups de non-dits, de menaces, d’intimidation. Le rythme est nonchalant, à l’image de la vie bien rodée de ces habitants.

Vu le déroulé de toute cette histoire, on s’attend à un uppercut final, ce petit quelque chose qui vous marque à la fin…

Un bon (premier) roman, mais un épilogue qui manque cruellement d’audace.

 

Canicule” de Jane Harper - Editions Kero - 2017