C’est au côté du cadavre d’une étudiante et de tout un tas d’os que Tessa Cartwright a été retrouvée dans un champs en friche, jonché de marguerites jaunes aux yeux noirs.
L’unique rescapée alors aveugle et amnésique, victime d’un serial killer, a 18 ans plus tard repris une vie normale. Enfin presque…

Mère de famille élevant seule sa fille adolescente, elle entend toujours les voix des victimes, celles des autres “marguerites”.

Terrell Darcy Goodwin le coupable, est dans le couloir de la mort ; mais à quelques jours de son anniversaire, Tessa découvre un matin que des marguerites jaunes aux yeux noirs ont été planté sous sa fenêtre. Le doute s’installe…

Et si le véritable meurtrier était toujours en liberté et pourquoi venir la narguer près de 20 ans plus tard ?        

A chaque chapitre, on alterne entre les flash-backs des séances de psy de l’époque à trois mois de l’ouverture du procès, et le quotidien de Tessa qui tente de protéger sa fille. La fin de chacun d’entre eux se termine sur un cliffhanger, faisant ainsi de ce roman un page-turner redoutablement efficace. Impossible donc de refermer ce livre avant de l’avoir terminé.

Certains pourront trouver l’écriture manquant un peu de rythme mais l’auteure fait durer le suspens, ce qui rend justement la lecture haletante, presque addictive.

Sur fond de peine capitale où traumatisme psychique, manipulation mentale allant même jusqu’à la folie, pardon mais aussi amitié, se mêlent dans ce roman psychologique qui peut sur certains points, rappeler “Tout n’est pas perdu” (de Wendy Walker) mais avec une fin beaucoup plus aboutie, surprenante et inattendue.
Merci aux éditions Presses de la Cité

“Ainsi fleurit le mal” de Julia Heaberlin - Presses de la Cité - 2016