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“La Maison de poupée” de M.J. Arlidge

Le 26 avril 2017, 10:17 dans Livres 0

 

Tes parents ne t’aiment pas. Ils ne t’ont jamais aimée. Ils veulent se débarrasser de toi”.

C’est avec une impression de gueule de bois que ressent Ruby à son réveil. La veille, c’était une fois de plus la nuit de tous les excès : alcools, drogues, dragues. Pourtant elle ressent une impression agréable et bizarre à la fois. Mais ce dont elle est sûre, c’est d’être rentrée chez elle, seule et de s’être couchée dans son lit. Alors comment a-t-elle fait pour atterrir dans cette cave ?

Au même moment, une famille profite de son week-end sur la plage déserte de Carsholt, quand les enfants découvrent le corps enfoui d’une femme. Selon les dires du légiste, le cadavre est enterré là depuis quelques années. La jeune femme est morte affamée. Des traces de bois, de coton, de métal sont retrouvés dans son tube digestif. Pourtant, malgré sa disparition et le fait qu’elle soit en rupture avec sa famille, elle continuait à communiquer avec ses proches via les réseaux sociaux.

Pour le commandant Grace, plusieurs éléments laissent penser que ce cadavre ne va pas être un cas isolé et un tweet qui ne laisse aucun doute, que la perspective qu’un serial-killer particulièrement pervers rôde toujours…

Des chapitres très courts pour ce troisième roman qui met en scène le commandant Helen Grace et son équipe, personnages récurrents de Am Stram Gram et Il court, il court, le furet.
Pour ceux qui n’auraient pas (encore) lu les deux précédents romans de l’auteur anglais, pas de panique, La Maison de poupée est une histoire tout à fait indépendante de celles déjà parues. Par contre, pour en savoir plus, pour comprendre l’évolution des différents personnages, il est préférable de se plonger dans les deux premiers opus.

On ressent à travers l’écriture la patte d’un auteur qui travaille dans l’univers de la télé ; l’histoire est digne d’un scénario d’un épisode d’Esprits Criminels.
Dès les premières lignes, on est happé dans cette enquête policière et bien qu'elle soit relativement classique, elle n’en reste pas moins très prenante et efficace. 284 pages qu’on ne voit pas passer.

La Maison de poupée” de M.J. Arlidge - Les Escales Noires - 2017

“S'il vous plaît, sauvez-moi...” d'Helen Callaghan

Le 26 avril 2017, 09:50 dans Livres 0

Chère Amy, J’ai été enlevée, je ne sais pas où je suis retenue prisonnière. Mais s’il vous plaît, sauvez-moi…

Serait-ce une plaisanterie de mauvais goût ? Margot n’y croit pas. Cette professeure et parallèlement en charge du courrier des lecteurs du journal local, est troublée en recevant cet appel au secours. L’auteure de cette lettre n’est autre que Bethany Avery, disparue vingt ans plus tôt.
Sans que son corps ait été retrouvé, la Police a tout de même conclu à un meurtre. Pourquoi ne se manifeste-elle que maintenant ? Où est-elle détenue depuis toutes ces années ?
Puis une deuxième lettre arrive, puis une autre, toutes expédiées la veille de leur réception. Et l’étude de ces lettres confirme l’authenticité de l’écriture de Bethany.

Au moment de la réception du premier courrier, une autre adolescente est portée disparue dans des circonstances similaires. Cette fois-ci, Margot l’a connaît. C’est une de ces anciennes élèves.

Margot dont la vie est loin d’être paisible, entre un passé chaotique et un mariage qui bat de l’aile, la jeune femme n’a qu’une priorité : retrouver les deux disparues au risque de se retrouver la prochaine sur la liste du ravisseur.

Une enquête originale menée par une professeure et un universitaire du service Multidisciplinaire d’Analyses Historiques ; où le doute plane, où l’on suspecte tous les personnages tout au long de la lecture.
Ce ne sont dans que les 100 dernières pages que le côté psychologique prend réellement sa place. Dommage aussi tardivement ? Pour ma part, non, car l’intrigue se corse, devient plus noueuse, plus complexe qu’elle ne le laisse supposer au départ. Je ne vous en dirais pas plus, au risque de vous mettre sur la piste et de spoiler l’histoire ; si ce n’est que l’on passe un bon moment.
Toutefois au vu du grand nombre de romans psychologiques sortis et qui paraissent, pas sûre que celui-ci marque les esprits…


S’il vous plaît, sauvez-moi…” d’Helen Callaghan - City Editions - 2017

“Un appartement à Paris” de Guillaume Musso

Le 9 avril 2017, 19:15 dans Livres 0

Une rencontre dans un centre commercial, la vue d’un enfant et c’est un gouffre béant qui s’ouvre à elle. Elle, c’est Madeline Green, une ex-flic qui quelques mois plus tard, débarque de Londres. Plus ou moins remise, c’est à Paris qu’elle décide de venir se ressourcer, tenter de trouver un sens à sa vie.
Lui, c’est Gaspard Coutances, il arrive de Seattle. Dramaturge, il a pour habitude d’écrire ses nouvelles pièces en France. Asocial, il ne cherche qu’à fuir le monde qui l’entoure.
Ils ne connaissent pas et pourtant, chacun n’aspire qu’à se retrouver.

En arrivant à Paris en ce jour de grève et de météo exécrable, ils ne se doutent pas qu’ils vont devoir co-habiter dans la maison de Sean Lorenz, un célèbre peintre décédé un an plus tôt. Malgré leurs différends, ils vont être fascinés par cet artiste. De la recherche des trois derniers tableaux du peintre, ils vont finir par creuser dans le passé de l’artiste et découvrir une triste réalité qui va faire surgir leurs propres démons.

On démarre les romans de Guillaume Musso de la même manière : un homme, une femme et cette fois-ci, pas à New York sa ville de prédilection, du moins pas avant la dernière partie du roman, mais sur la rive gauche de Paris. Mais n’allez point imaginer que si ce roman a pour décor la capitale, vous allez avoir entre les mains une histoire à l’eau de rose. Non, cette fois l’auteur a décidé de sortir de sa zone de confort pour nous embarquer dans une enquête dans le milieu de l’art, de la peinture plus précisément.

Contrairement à ce qu’il nous avait habitué, Musso accorde un soin plus particulier aux détails. Il aurait pu faire dans la facilité mais non. Il intègre des œuvres, des pièces, des musiques, des artistes, certains connus et d’autres moins.
Les dialogues et les réflexions des deux personnages sont également plus percutants, plus décomplexés si l’on compare (je sais, c’est mal…) aux premiers romans de l’auteur. Mais ça montre que la patte de Musso est en train d’évoluer depuis son dernier roman.
Il nous emmène sur plusieurs pistes, et même si, en démarrant cette lecture, on se doute comment elle va se terminer, c’est bel et bien sur la manière de faire évoluer son histoire où il joue sur différents tableaux que le changement se fait sentir.

On passe un très bon moment dans cet appartement à Paris (ou plutôt cette maison), un roman dense, définitivement pas un thriller, qui risque (ou pas) de décevoir les fans de la première heure.

Un appartement à Paris” de Guillaume Musso - XO Ed. - 2017

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