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“Le Tricycle rouge” - Vincent Hauuy

Le 23 January 2019, 00:01 dans Livres 0

 

 

Un tricycle rouge qui dévale les rues en croisant sur sa route trois hommes sans qu’ils s’en rendent compte, jusqu’au moment où l’engin déboule sur une voiture. Quand la conductrice percutée sort de son véhicule, elle découvre alors un garçonnet qui baigne dans son sang…
Cinq ans plus tard. Une scène de crime à la mise en scène particulièrement orchestrée d’un père et de sa fille et une carte postale adressée à un ancien binôme d’enquêteurs. Steve Raymond, un inspecteur usé et Noah Wallace, un ex-profileur détruit physiquement et psychologiquement suite à sa dernière enquête où il a tout perdu. Une similitude dans ce crime qui rappelle à Wallace un tueur mort depuis 5 ans.
Blogueuse et journaliste pigiste, Sophie Lavallée enquête sur la disparition d’un reporter de guerre disparu sans laisser de trace 40 ans plus tôt.
Quel est le point commun entre ces 3 affaires, alors qu’un nouveau crime met une fois de plus en scène un père et ses enfants ?

Un pavé de quelques 500 pages pour ce premier roman très dense, avec ici et là un vocabulaire assez recherché.
On est happé dès les premières pages avec un style direct. Un roman qui à peine débuté, on ne peut plus lâcher.
Les personnages nombreux, sont autant de pièces de puzzle à tenter de recouper.
Roman intriguant car à première vue, on a plutôt envie de se poser la ou plutôt des questions : qui et comment ce gamin a pu terminer sa course de cette manière ? Qui est le responsable ? Et puis comment intégrer à cette histoire ces 3 hommes qui n’ont rien en commun et quel rapport avec cet accident auquel ils n’ont pas assisté ? Mais plus on avance dans cette lecture et plus on est totalement pris dans cette enquête de crime familial, au point d’en oublier ce tricycle rouge et l’enquête que tente d’élucider la jeune blogueuse.

Plus un mélange de genres (roman psychologique, policier, cold case) que thriller à proprement parler, avec une intrigue qui réside autant dans la part d’ombre des personnages que dans l’histoire en elle-même. Et au fil du roman, au lieu de se dénouer l’histoire va devenir de plus en plus complexe.

Vincent Hauuy est l’un de ces auteurs, de surcroît avec un premier roman, capable dès le départ de vous faire passer l’envie d’anticiper la suite de votre lecture.
Pas de rebondissements qui vous scotchent ou qui relancent l’histoire. Tout est dans le style, parfaitement maîtrisé, qui par moments peut dérouter.
Concernant les scènes de crime, l’auteur ne fait pas dans la demi-mesure. Là encore, on a à faire à un auteur à l’esprit particulièrement tordu (pour notre plus grand plaisir).

Ce premier roman interpelle car dès les premières pages on a la quasi certitude d’avoir du très bon entre les mains.
Alors que Le Tricycle rouge n’a pas encore fini sa route, que l’on a déjà envie de savoir si Vincent Hauuy va confirmer nos premières impressions avec Le Brasier, son deuxième roman.

Si hic il y a, même si le roman compte pas loin de 500 pages, tentez de vous y plonger en une seule fois pour ne pas “casser” le rythme, car tout tient dans la densité qui ne faiblit à aucun moment.

Le Tricycle rouge” - Vincent Hauuy - Ed. Hugo Thriller - 2017

“Oiseau de nuit” - Robert Bryndza

Le 18 January 2019, 01:18 dans Livres 0

 

 

Il devait se trouver à une conférence en France mais le docteur Munro a été retrouvé par sa mère, nu à son domicile, la tête dans un sac en plastique, les poings liés à la tête de lit. Pas de lutte ni effraction constatées.
Jeu sexuel qui aurait mal tourné ? Crime passionnel ? Vengeance ? Meurtre ?
Le principal suspect lié à une autre enquête en cours est devenu intouchable. Et le scénario se répète…


Après La Fille dans la glace premier roman de Robert Bryndza, l’auteur britannique revient avec Oiseau de nuit.  
On retrouve les mêmes personnages, à savoir la DCI (Detective Chief Inspector) Erika Foster et son équipe. Une équipe qui au fil du roman va cumuler les erreurs, mettant Foster dans une mauvaise posture.

Un côté beaucoup plus tempéré qu’avec La Fille dans la glace, et ce à tous les niveaux ; aussi bien dans le caractère des personnages que dans le style en lui-même.
Le côté visuel a disparu pour laisser place à un roman policier relativement basique dans la forme.

L’auteur nous prend un peu par surprise en nous révélant à la moitié du roman, l’identité du meurtrier et les raisons qui l’ont amené à commettre tous ces meurtres. Puis le roman repart sur une enquête policière beaucoup plus classique.

Un personnage particulièrement torturé, des “minorités” (rien de péjoratif, bien au contraire) intégrés à part entière dans ce roman, sans tomber dans les clichés et qui met le doigt, sur encore aujourd’hui l’attitude de notre société.

Une Foster qui suit toujours son intuition, un peu moins à fleur de peau suite à la disparition de son mari et qui arrive toujours à se mettre sa hiérarchie à dos.  

La suite pourrait être intéressante, dans la mesure où Foster voit filer sous son nez le poste qu’elle convoitait tant. Nouvelle affectation ? Nouvelle équipe ?

Aucune surprise pour ce deuxième roman qui reste toutefois une agréable lecture. On a cependant déjà hâte de retrouver l’auteur et ses personnages, et connaître la tournure que va prendre la carrière du DCI Foster.

Oiseau de nuit” - Robert Bryndza - Trad. Chloé Royer - Ed. Belfond Noir - 2019

Retrouvez le premier roman de Robert Bryndza avec la DCI Foster avec La Fille sous la glace

“Tu ne manqueras à personne” - Alexis Aubenque

Le 10 January 2019, 16:30 dans Livres 0

 

 

Pas facile de s’intégrer quand on débarque dans une nouvelle ville, qui plus est, une petite cité balnéaire comme Pacific View, mais encore plus quand adolescent, on vit dans un manoir.
Pour Raphaël, le fils aîné du lieutenant Davis, ce premier jour de rentrée est synonyme de meurtre.
Le corps d’une étudiante est retrouvé sur la cuvette des toilettes du lycée, entièrement dénudé et décapité. Un maquillage imitant le sourire du Joker est peint grossièrement sur son visage.
Une scène de crime sans aucune trace de sang…

 

Deuxième tome et suite de la série à Pacific View.
Bien que ce nouveau roman démarre quelques semaines après avoir quitté la famille Davis, aucun souci si vous n’avez pas lu Ne crains pas la faucheuse ; celui-ci peut se lire en one-shot et l’auteur nous remet dans le contexte.

Les personnages ont sensiblement évolué, notamment celui de Faye. Sa rencontre avec un nouveau personnage va modifier sa perception de son métier de journaliste et de ce qui l’entoure.

On ne reste pas uniquement focaliser sur cette enquête. Les enfants Davis sont un peu plus intégrés dans ce roman, ce qui “casse” un peu (et de manière positive) l’histoire en cours. Toujours ces petits détails qui rendent les personnages attachants et leurs donnent un côté plus humains.

Le style par contre n’a pas changé et c’est tant mieux. Toujours ce petit côté “old school” que j’apprécie dans l’écriture, et cette façon d’amener l’histoire simplement mais en même temps, de faire en sorte que l’on ne puisse pas deviner la suite des évènements.  

Si Tu ne manqueras à personne répond à certaines interrogations qui nous laissaient sur notre faim lors du premier tome, l’auteur Alexis Aubenque nous tient un peu de la même manière, en haleine avec cette nouvelle suite.

On aurait aimé en savoir un peu plus sur les secrets que cachent l’épouse de Davis ainsi que sur le manoir. Mais ça, on n’en doute pas que les réponses viendront progressivement au fil des suites à venir.
N’empêche, qu’on a d’ors et déjà hâte de retrouver la famille Davis et tous ses secrets.

Tu ne manqueras à personne” - Alexis Aubenque - J’ai Lu - 2016

Retrouvez le premier tome de la série à Pacific View -> “Ne crains pas la faucheuse

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